histoires de voir

Chemins en Amérique du sud...et ailleurs

25 janvier 2007

"¡ En Chile, todo es posible !"

IMG_0694_2IMG_0673_2IMG_0704_2

IMG_0632_2IMG_0607_2IMG_0664_2

IMG_0567_2IMG_0642_2IMG_0662_2

     Dans le parc Huerquehue, c'est le plein été.Il y a des fleurs, des tas de fleurs et des tas de couleurs.

     Dans le parc Huerquehue, il y a des lacs avec des truites (où on peut aussi se baigner), et puis des pins araucarias. Il y a des sentiers pour randonner pendant des heures, des sentiers qui font mal aux jambes tant ils montent raide. Mais quand on est en haut et qu'on voit le paysage en panoramique...!

IMG_0610_2

     On les a donc arpentés pendant deux jours de crêtes en lacs dans le calme du petit matin.

IMG_0732_2

IMG_0863_2

     Dans le parc Huerquehue , il y a un bien joli refuge au bord du lac Tinquilco. Le cadre est merveilleux, la lumière pure, le silence absolu. Rarement nous avons eu le sentiment d'être autant immergés en pleine nature !

IMG_0749_2

     On est chez Alicia, qui dit vivre "au pays des merveilles" et qui cuisine des plats savoureux, roboratifs et sur demande végétariens pour les randonneurs.

     Depuis le parc Huerquehue, on aperçoit l'attraction de la région, sa plus haute montagne, le volcan Villarica.

IMG_0707**

    

     C'est comme ça qu'un matin, sur le coup des 7 heures, on se retrouve en compagnie d'un guide, des chaussures de montagne aux pieds, et sur le dos un sac rempli de bazar genre guêtres, crampons et piolet. D'autres naïfs qui, comme nous, veulent monter sur le volcan sont de la partie. Il y a Jonathan, un anglais, producteur à la BBC, Anaïs, une jeune prof venue de Nouvelle Calédonie, et Jules qui vit à Tahiti. Sans oublier le guide, Alex, et une élève-guide, Maria Luisa. L'ascension dure normalement entre 4 et 5 heures pour 1000 mètres de dénivelé. Le volcan Villarica n'est pas très haut (2845 mètres) mais malgré tout, des neiges quasi éternelles l'habillent. Aussi la plus grande partie de la marche se fait-elle dans la neige.

     Vers 8h30, les minibus des agences amènent les randonneurs au pied d'un télésiège qui permet d'éviter 400 mètres de dénivellé supplémentaires. Enfin, s'il n'y a pas trop de vent parce que sinon... pas de télésiège! Et dans ce cas il faut monter à pied. Ceux qui l'ont fait nous ont raconté que c'est pas franchement confortable, parce que la pente est couverte d'une sorte de gravier d'origine volcanique et qu'on fait deux pas en avant, un en arrière.

IMG_0757_2

          Pour monter, il faut en plus que le vent ne rabatte pas les émanations soufrées  sur les marcheurs. Donc, il y a des jours où on arrive au pied du télésiège et où le guide annonce : "Désolé, pas aujourd'hui."

IMG_0769_2

       Mais nous, on a de la chance. Malgré un vent justement pas très favorable notre guide décide de faire l'ascension. Le rythme de la marche en haute montagne, très lent, régulier, n'est pas celui des randonnées que nous faisons habituellement. C'est le guide qui l'imprime. Ça nous plaît et au début c'est facile. Celà dit, marcher dans la neige, ça fatigue ! Et puis au bout d'un moment, fatalement, la pente devient plus raide et plus difficile ! Mais on dit rien, question de fierté, et puis c'est bon de chercher ses limites, toujours plus éloignées qu'on ne le croit.

     Un peu après mi-pente, ça se corse encore. Pour éviter les fumées toxiques Alex, qui trouve que le groupe avance bien, décide de suivre un autre parcours que le parcours "classique". C'est juste un peu plus pentu, genre 45 º !

IMG_0786_2    IMG_0783_2

IMG_0786_2   IMG_0783_2

         Dans le groupe, chacun assure. Mais tandis que les uns évitent de trop regarder vers le bas ( Maman, j'ai le vertige !), les autres se régalent du bleu transparent des crevasses en contrebas.

IMG_0789_2

     Comme c'est aussi un peu plus glacé, on enfile les crampons... et le piolet trouve sa véritable utilité !

     Au bout de quatre heures, soufflants et ahanants, notre groupe parvient en haut. Et en ayant fait un détour encore ! Il souffle un vent glacial et à décorner les boeufs. Peu importe, parce que, "Victoire !", on est les premiers à arriver et à pouvoir se pavaner. Deux groupes arrivent peu après nous par le chemin "normal". Mais la plupart des autres ont renoncé à monter aujourd'hui. Petit moment d'auto-satisfaction.

DSC08118_2 DSC08117_2

     Evidemment, là-haut, la vue est plus que magnifique, à 360º, avec tous les lacs et sommets de la région, y compris le Cerro San Sebastian, sur lequel nous étions deux jours plus tôt.

DSC08093_2

     Pour la descente, c'est plus simple et plus rapide. On se met sur les fesses et on se laisse glisser ! Il y a des traces et ça fait comme un toboggan, du bobsleigh ou de la luge, au choix.

     Très rigolo !

     En moins d'une heure on est en bas ! Alors on lève les yeux vers le sommet et on se dit : "Ouais ! J'y étais !"

     Passons rapidement sur la journée suivante : comme on avait envie de se bouger pendant notre séjour dans cette région des lacs, on avait décidé de se faire une petite virée en VTT histoire d'aller voir le lac de Caburga. Oh, pas grand chose, un genre de digestif après le volcan, juste une cinquantaine de kilomètres !

IMG_0805_2

     Le lac a l'air bien joli, mais nous on était tellement nazes qu'on y a surtout fait la sieste. Comme quoi les vaniteux sont toujours punis ! Bien fait !

    Mais pour clore cette semaine mirifique, il fallait encore trouver un truc. Heureusement, à Pucon, le village où on s'est installés, l'offre d'activités est abondante. "Et une petite balade à cheval, ça vous dirait ?" Va pour la balade à cheval... malgré le mal aux fesses qui persiste après la bicyclette.

IMG_0840_2

     Victor, le jeune guide, a bien raison : "¡ En Chile, todo es posible !" Se balader sur les crêtes, grimper sur un volcan, découvrir ou retrouver après des années les sensations d'une promenade à cheval, manger des framboises et du melon au mois de janvier ! Le tout en cinq jours.

     Ouf ! c'est fini. On va se coucher !

IMG_1038_2

*******

Post scriptum : On va maintenant descendre vers la Patagonie avec l'objectif de faire d'autres randos dans d'autres parcs. On risque donc d'être un peu plus éloigné des cybercafés et le blog moins abondant. Mais vous en faites pas, on vous oublie pas et on vous racontera tout ça aussi.

A bientôt !

    

Posté par anniesteph à 20:02 - 8.Chili - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 janvier 2007

Visites chez Pablo

   

IMG_0282_2

*******

       Un escalier biscornu. Une collection de verres de toutes les couleurs. Un lit orienté est-ouest avec une fenêtre à la tête et une autre aux pieds. Des pièces baignées de lumière qui ouvrent sur l'Océan Pacifique. D'autres collections d'objets divers et fantasques, tout un bric-à-brac, en fait. Des pièces petites, des pièces chaleureuses. Une maison pleine de joie et de fantaisie où il doit faire bon vivre.

     Cette maison est à Valparaiso, le grand et mythique port chilien sur le Pacifique, celui où les marins épuisés par les eaux violentes du Cap Horn pouvaient enfin se reposer.

IMG_0252_2

IMG_0247_2

La Sebastiana

     Cette maison, c'est celle de Pablo Neruda. Nous avions déjà croisé le poète à Salta. On le retrouve ici. Une maison pour profiter de cette ville, pleine de lumière et de vie. A Valparaiso, il y a une large baie et plein de "maisons bleues accrochées à la colline". Ou plutôt aux collines, les cerros, auxquels on grimpe par les "asensores", les funiculaires qui donnent à la ville une partie de son image.

IMG_0315 **

IMG_0302_2

IMG_0237_2 IMG_0203_2 IMG_0233_2

IMG_0365_2 IMG_0336_2 IMG_0370_2

     Valparaiso est une ville dont on sent sans cesse battre le coeur. Une ville qui vous agrippe immédiatement pour vous dire de rester là, à écouter le vent du large et profiter de la vie.

     Quand on est touriste à "Valpo", il n'y a pas grand chose à faire sinon se balader sur les rues en pente, parcourir le Musée à ciel ouvert et ses grandes peintures murales... et visiter la Sebastiana, la fameuse maison du poète. C'est ce qu'on a fait.

IMG_0243_2 IMG_0222_2

IMG_0331_2

     Ensuite on a suivi Neruda dans les lieux où il avait bâti d'autres maisons, trois en tout, pour écrire, recevoir ses amis et faire la fête, entreposer les milliers d'objets de toutes sortes, toutes ces choses qu'il aimait collectionner.

     Un poète épicurien et "chosiste", comme il disait. Un homme qui avait installé un bar dans chacune de ses maisons et qui collectionnait bouteilles et verres de couleur "parce que l'eau a meilleur goût dedans".

IMG_0404_2

     Suivre le parcours de Neruda, c'est le suivre lui, bien sûr, mais également l'histoire du 20ème siècle puisque cet homme qui était aussi un diplomate (consul puis ambassadeur du Chili) s'est engagé dans le Parti communiste à partir de la Guerre d'Espagne et qu'il a dû s'exiler, lui aussi, pendant plusieurs années.

IMG_0515_2  IMG_0509**

     Sa maison de Santiago, la Chascona (l'Ebouriffée), construite pour et en l'honneur de sa troisième épouse, Matilde Urrutia, s'étage en trois petits bâtiments séparés, au pied d'une colline. Pendant la dictature de Pinochet les militaires l'ont pillée, saccagée et en partie détruite. La Fondation Neruda, créée sous l'impulsion de Matilde, l'a remise en état et la fait revivre à l'aide des meubles et des objets récupérés dans la maison que Neruda occupait en Normandie, quand il était ambassadeur du Chili en France.

IMG_0452_2

IMG_0397**

     Celle d'Isla Negra, sur la côte Pacifique est la plus émouvante. En forme de navire elle est dédiée à la mer. C'est là aussi que Neruda est mort, en 1973, quelques jours après le coup d'Etat et c'est là qu'il est enterré, avec Matilde, face à l'océan.

IMG_0393_2 IMG_0439**

    Neruda était venu nous faire un signe dès l'Argentine, à Salta, il nous a paru naturel qu'il soit en quelque sorte notre guide pour cette partie du voyage.

IMG_0418_2

*******

     Nos ressentis ici sont proches de ceux de l'Argentine : le Chili, c'est reposant, c'est facile. Dans les hôtels, il y a de l'eau chaude, tout marche, et les draps des lits ont la bonne dimension. Dans l'ensemble, c'est le plus policé des pays qu'on a visités : on laisse les piétons traverser ! Mais du coup, on se croirait presque en Europe !

    Pinochet est mort il y a quelques semaines à peine, mais le souvenir de la dictature reste vif, et nombreux sont les chiliens à réclamer des comptes. Le soir de notre arrivée à Santiago, un rassemblement se tenait près de l'hôtel. Rue de Londres, le "Comité des 119" manifestait devant une maison : "Ici, on a torturé. Ici, on a assassiné !" disaient les affiches collées sur la façade. Des photographies de personnes qui ont disparu dans cette maison les accompagnaient. Un musicien jouait de la flûte pour cette soirée de souvenir, de recueillement et de revendication.

IMG_0486_2

     Mais le lendemain, quand nous sommes repassés, tout avait disparu : les affiches avaient été déchirées ou maculées de peinture ! Les antagonismes et les désaccords sont donc encore forts et le pays reste divisé dans le regard qu'il porte sur la dictature, pourtant sanglante (30000 morts).

     Autant Valparaiso est attirante, autant Santiago, la capitale, présente peu de charme. C'est une ville moderne, frénétique et bruyante (la norme latino-américaine, faut reconnaître) et très polluée. Seul bon point, on y trouve beaucoup de parcs et de verdure.

IMG_0502_2  IMG_0476_2

     Nous n'avons donc pas trop envie de traîner par ici, malgré le confort de l'hôtel Paris.

Cap au Sud !

*******

IMG_0511_2**

El Océano Pacífico se salía del

mapa. No había donde ponerlo. Era

tan grande,desordenado y azul

que no cabía en ninguna parte. Por

eso lo dejaron frente a mi ventana.

Pablo Neruda

    

Posté par anniesteph à 00:19 - 8.Chili - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2007

La sentinelle de pierre

    

IMAGEN_294_2 **

     Avant de quitter Salta, un monument vient nous remettre en mémoire ce qu'a été le passé récent de nombreux pays d'Amérique latine. Une oeuvre du grand poète chilien Pablo Neruda est gravée sur une pierre pour dénoncer les dictatures et les actes de barbarie qu'elles ont commis dans les années 70 et 80 en Argentine et au Chili, mais aussi en Bolivie, en Uruguay... en fait dans presque tout le continent.

IMAGEN_293_2 **

J'exige un châtiment

Pour ces morts, pour nos morts,
j'exige un châtiment.
Pour ceux qui ont tâché de sang notre patrie,
j'exige un châtiment.
Pour le bourreau par qui cette Mort est venue,
j'exige un châtiment.
Pour ceux qui ont défendu ces crimes,
j'exige un châtiment.
Je ne veux pas qu'ils me tendent leurs mains maculées de notre sang,
j'exige un châtiment.
Je ne les veux pas ambassadeurs,
ou bien tranquilles dans leurs maisons.
Je veux les voir jugés, ici et maintenant.


Pablo Neruda

(Merci Jean Luc pour la traduction !)

     Ici, en Argentine, plusieurs milliers de personnes ont purement et simplement disparu à cette époque, probablement assassinées par l'armée, la police ou les groupes paramilitaires d'extrême-droite. Aujourd'hui leurs familles demandent des comptes et des procès sont en cours.

********

Curieuse ville que Mendoza !

IMAGEN_316_2 IMAGEN_315_2 IMAGEN_317_2

     On avait décidé de se faire un peu violence, nous les sauvages, nous qui fuyons souvent les villes et d'y aller pour passer un réveillon de Nouvel an plus animé que celui de Noël au milieu de la foule, des feux d'artifice, de la musique dans les rues. Danser le tango, qui sait !

     Mais à Mendoza, deuxième ville d'Argentine, à vingt heures le 31 décembre, tout ferme et chacun rentre chez soi ! Le réveillon se passe en famille, à la rigueur avec des amis. Une minorité va au restaurant. Vers minuit les jeunes sortent, font éclater quelques pétards, puis vont en discothèque. On nous a dit que c'était la coutume dans toute l'Argentine.

     Vers 22 heures nous sommes donc partis à la recherche d'un des rares restaurants ouverts... à travers une ville totalement déserte !

     Au bout d'un moment nous en avons trouvé un où semblaient avoir échoué tous les touristes de Mendoza, abasourdis par cette insolite manière de faire la fête. Du coup, l'affluence avait totalement pris au dépourvu le personnel, incapable de faire face. La confusion était donc plutôt grande !

     Mais chacun faisant contre mauvaise fortune bon coeur, et le bon (mais puissant) vin local aidant, la soirée à fini par s'enflammer pour finir au petit matin blême. Blêmes... on l'était un peu aussi !

     Mendoza n'est pas Jujuy ou Salta. D'abord, la ville et sa province sont riches, ça se voit. Le vin ? Oui. Mais aussi le tourisme ou le pétrole. Et l'accueil est moins chaleureux que dans les villes du Noroeste. Les touristes sont systématiquement canalisés par les autorités locales comme par les structures privées vers un certain type de logement, un certain type d'activité. Histoire d'améliorer la rentabilité du secteur touristique, sans doute. Pour ça, certains n'hésitent pas à faire de la rétention d'informations, voire à en donner de fausses, y compris sur le grand site touristique de la région, l'Aconcagua. Certes, Mendoza, n'a pas le monopole de ce type de comportement. On dit même qu'en France... ! Qu'un commerçant cherche à faire tourner au maximum son affaire, c'est légitime. Mais pas au prix du dénigrement, du mensonge ou en prenant ses clients potentiels pour des pions qu'on manipule. Une fois de plus, l'argent vient donc s'immiscer dans les rapports humains et les détériorer. A part quelques cas isolés, c'est la première fois que ça se produit depuis le début du voyage. Jamais à cette échelle. Ni au Pérou, ni en Bolivie, ni dans le Noroeste. Et c'est dommage, car cela va altérer le souvenir que nous garderons de la région de Mendoza.

IMAGEN_330_2

     On l'a déjà dit, l'Argentine est plus proche de l'Europe, la vie y est plus facile et la nourriture plus attrayante ! On s'est donc un peu lâchés ! Et comme en Bolivie la saison des pluies venait de commencer, on ne s'était plus guère approché des montagnes depuis le Salkantay et les douches qu'on y avait prises. Il est temps de s'y mettre un peu !

IMAGEN_318_2

     Ça tombe bien, le Chili et la Patagonie approchent et devraient nous offrir plein de possibilités de randonner dans les parcs nationaux et les massifs montagneux.

     Mais avant ça, impossible de passer sans s'arrêter pour saluer le sommet des Amériques, la "sentinelle de pierre", l'Aconcagua, 6950 mètres.

IMG_0100 **

     On passe d'abord deux ou trois jours dans le village d'Uspallata (où Jean Jacques Annaud a tourné... "Sept ans au Tibet" ! ) à se remettre en jambes et à expérimenter un nouveau type d'hébergement, qui d'ailleurs nous plaît bien et permet de faire quelques économies en faisant nous même la cuisine. Ça permet aussi de ramener quelques légumes sur notre table... A réfléchir pour la suite, car le Chili promet de ne pas être donné !

IMAGEN_286_2

IMG_0002_2

*******

IMG_0085_2

      Nous monterons jusqu'à Confluencia, premier camp de base de l'Aconcagua et pesterons de n'avoir prévu qu'une seule journée à arpenter les flans de la montagne. A vrai dire, l'infrastructure en place nous aurait permis d'y passer deux ou trois jours, même sans avoir apporté de matériel avec nous.

IMG_0110_2

IMG_0113_2

IMG_0116_2

IMG_0125_2

Ça, c'est un glacier !

IMG_0131_2

IMG_0149 **

Confluencia

IMG_0150_2

     La ballade est magnifique, une fois de plus, au milieu de ces "cerros" aux couleurs magiques ! L'Aconcagua, pour nous, c'est un peu comme Nazca. Pas prévu au départ, mais on passe si près que ça aurait été trop bête de ne pas s'y arrêter ! Et puis, le personnel du Parc de l'Aconcagua aime son boulot et nous faisons quelques sympathiques rencontres qui nous montrent les habitants de la région sous un jour plus favorable. Comme quoi, une fois que les droits d'entrée sont réglés et qu'il n'y a plus de question d'argent en jeu....

      Quand même, le soir venu, de retour à l'hôtel, les jambes sont un peu lourdes, et on regrette un peu moins de n'avoir fait qu'un jour de marche !

       Avant  de quitter l'Argentine (provisoirement, on va y revenir, mais plus au sud, en Patagonie), on a juste le temps de goûter un mate, la boisson nationale. Au Pérou, en Bolivie, le mot "mate" veut simplement dire "infusion" et on trouve des mates de coca, de camomille, des mélanges, etc... En Argentine, le terme ne désigne qu'une seule plante, la yerba mate, un peu amère. Elle se boit avec la bombilla, sorte de pipe en métal qui fait aussi office de filtre. Le récipient, lui, est en bois ou fait dans une calebasse. Mais le mate, c'est avant tout un rituel, une façon d'être ensemble à tous les âges, dans toutes les catégories sociales.

IMG_0155_2

*******

IMAGEN_273_2

Cadeau aux amateurs de géologie !

Posté par anniesteph à 11:40 - 7.Argentine - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1