10 avril 2009
Les chemins de Katmandou
Premiers contacts avec le Népal très sympas.
Après une nuit dans un train entre Varanasi et Gorakpur, on enchaîne sur deux heures dans un bus qui avait dû coincer son klaxon et dans la foulée on passe la frontière.
Les flics, charmants et souriants :
- "Vous allez où ?
- Katmandou.
- Ok."
Puis on fait les vingt mètres qui nous séparent de l'arrêt des bus pour Katmandou et là...pas de bus ! Grève dans le secteur. Ah, zut !
Les bus les plus proches sont à 25 kilomètres. Entre les deux, barrages et risques d'agression nous affirme le patron d'une agence de voyage indienne inquiet pour ses clients. Il nous conseille de prendre une chambre d'hôtel ici et d'attendre "que ça se calme". Oui, mais combien de temps ?
Bon. Un couple de français sympathiques, décontractés et connaisseurs de la région (à force de la sillonner l'hiver pour trouver de l'artisanat indo-népalais à revendre sur les marchés de la Drôme l'été) nous disent : "Mais non, pas de problème. Des grèves, des blocages de route, il y en a tout le temps au Népal. Et puis, on ne touche pas aux touristes." Ça correspond à ce qu'on a lu par ailleurs.
- "Quand même, comment faire les vingt cinq kilomètres sans moyen de transport ? A pied ? Avec les sacs, en plus ?
- Mais bien sûr que non ! il y a une autre solution !
- Ah bon, laquelle ?
- Laquelle ? Mais le rickshaw !"
Et voilà comment un pauvre diable se retrouve à pédaler sous le soleil pour nous faire traverser la campagne népalaise sur une route droite comme un "i". N'y circulent que des népalais à pied ou en vélo et des touristes en rickshaw. Au bout d'un moment, on se dit qu'on est vraiment des nuls de ne pas avoir réagi plus tôt et qu'on aurait dû prendre deux rickshaws ! Un chacun. On donnera au jeune gars un pourboire qu'on espère à la hauteur de son effort.
Les terribles barrages "où on risque de se faire agresser par des grévistes en colère"
Arrivés a la fameuse ville... tout est fermé, ou presque ; magasins, banques, restos. Et personne ne sait si ça rouvrira demain. Un bus part pour Katmandou à 19 heures. Douze heures de trajet de nuit. Tant pis, mieux vaut décoller d'ici. On le prend... et une vague de nostalgie nous submerge en repensant au remarquable confort des bus boliviens ! Finalement, le bus fera un détour pour éviter des barrages impromptus et deux heures de trajet en plus.
Katmandou au premier abord n'est pas très engageant : poussiéreux (il n'a pas plu depuis octobre), pollué, une brume qui cache les montagnes. Nombreux sont les habitants qui portent des masques.
Mais même dans l'agitation du quartier touristique ou la frénésie de la circulation, le changement par rapport à l'Inde est énorme. Tout est beaucoup plus détendu, les rabatteurs moins insistants. Il y a une atmosphère zen et les gens semblent fondamentalement gentils et sans agressivité. Il fait aussi moins chaud.
De toutes façons nous n'avons pas l'intention de traîner longtemps ici. Le temps d'écrire le blog et de préparer le trek. Il nous reste à peine un peu de temps pour flâner et admirer l'architecture locale et humer l'ambiance générale. Mais on reviendra.
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