histoires de voir

Chemins en Amérique du sud...et ailleurs

22 décembre 2006

Légende d'ici

     Décidément, vous êtes gâtés : un deuxième cadeau de Noël venu des Andes ! On laissera au Professeur Sato le soin de vérifier l'authenticité de ce qui suit...

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LA LEGENDE DU LAC TITICACA

Il y a très longtemps, à l'emplacement actuel du lac Titicaca, était une vallée fertile peuplée d'hommes vivant heureux et tranquilles. Rien ne leur manquait : la terre était riche et leur procurait tout ce dont ils avaient besoin. Sur cette terre, on ne connaissait ni la mort, ni la haine, ni l'ambition. 

Les Apus, les dieux des montagnes, protégaient les humains, ils ne leur interdisaient qu'une seule chose : personne ne devait monter aux sommets des montagne où brûlait le Feu Sacré. Pendant longtemps, les hommes ne pensèrent même pas à enfreindre cet ordre des dieux. Mais le diable, esprit malin condamné à vivre dans l'obscurité, ne supportait pas de voir les hommes vivre si paisiblement dans la vallée. Il voulut diviser les hommes en semant la discorde. Il leur demanda de prouver leur courage en allant chercher le Feu Sacré au sommet des montagnes. 

Alors un beau jour, dès l'aube, les hommes commencèrent à grimper aux montagnes, mais à mi-chemin, ils furent surpris par les Apus. Ceux-ci comprirent que les hommes leurs avaient désobéi et décidèrent de les exterminer. 

Des milliers de pumas sortirent des cavernes et se mirent à dévorer les hommes qui suppliaient le diable de les aider. Mais celui-ci restait insensible à leurs suppliques. 

Voyant cela, Inti, le dieu du Soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu'en 40 jours, elles innondèrent la vallée. Un homme et une femme parvinrent à se sauver sur une barque en jonc. Quand le soleil brilla de nouveau, l'homme et la femme n'en croyaient pas leurs yeux : sous un ciel bleu et pur, ils étaient au milieu d'un lac immense. Au milieu des eaux flottaient les pumas qui s'étaient noyés et s'étaient transformés en statues de pierre. Ils appelèrent alors ce lac le lac "Titicaca", le lac des "pumas de pierre". 

Les deux seuls humains qui réussirent à échapper aux pumas

Ces 2 personnages engendrèrent un peuple, mais ces hommes vivaient comme des bêtes féroces; ils n'avaient pas de religion, ni de justice, ni de villages. Ces êtres ne savaient pas cultiver la terre et vivaient nus. Ils se réfugiaient dans des cavernes et se nourrissaient de plantes, de baies sauvages et de viande crue. Le Dieu Soleil Inti, décida qu'il fallait civiliser ces êtres. Il demanda à son fils Manco Capac et à sa fille Mama Occlo de descendre sur terre pour bâtir un grand empire. ils enseigneraient aux hommes les règles de la vie civilisée et leur apprendrait à vénérer leur dieu créateur, le Soleil.

Mais avant, Manco Capac et Mama Ocllo, devaient fonder une capitale. Inti leur confia un sceptre d'or en leur disant ceci : "Depuis le grand lac, où vous arriverez, marchez vers le nord; à chaque fois que vous vous arrêterez pour manger ou dormir, plantez ce sceptre dans le sol. Là où il s'enfoncera dans le sol sans le moindre effort, vous bâtirez Cuzco et dirigerez l'empire du soleil."

De Manco Capac et Mama Ocllo, allait descendre le peuple Inca.

Posté par anniesteph à 17:41 - 6. Cadeaux de Noël - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


21 décembre 2006

Abécédaire de Noël après quatre mois de voyage

En cadeau de Noël on a décidé de vous offrir ce petit abécédaire, qui revendique son côté résolument impressionniste et subjectif, où on parle de trucs qui nous frappent, qui nous plaisent, qui nous amusent, qui nous agacent parfois... histoire d'approcher un peu plus la vie ici, sans se faire trop d'illusions quand même.

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AMIGO : "Eh, l'ami !", au Pérou et en Bolivie, c'est comme ça qu'on interpelle quelqu'un qu'on ne connaît pas. C'est quand mème mieux que "sale juif, sale arabe ou sale nègre", qu'on peut entendre ailleurs, non ?

ARRIERO  : On peut traduire par muletier. Pendant les treks, il conduit la mule qui porte tes 30 kilos d'affaires. Après le trek, c'est un gars qui refait en un jour et demi et en sandales ce que tu as mis quatre jours à parcourir !

Dibujo

ARROZ :  (le riz) Deux fois par jour minimum.

BAIGNADES : Pour le moment, on a à notre actif : l'Amazone, le Pacifique et le lac Titicaca. D'accord, ça fait prétentieux, mais ça fait aussi des souvenirs vu qu'on s'est caillés sévère deux fois sur trois.

CHE GUEVARA : On voit son effigie un peu partout. Au Pérou, curieusement, c'est souvent sur les taxis et motos-taxis. Mais c'est en Bolivie, où il est mort, que le summum est atteint, avec une récupération maximale. "Le Che est partout", disait autrefois le slogan, mais ici c'est surtout sur les T-shirts, les tasses à café, les couvertures de cahiers... Bref, sur tout ce qui se vend. On en a même vu sur des bracelets anti-transpiration pour le tennis... ! Sûr qu'il aurait pas apprécié, le camarade ! Heureusement pour lui, dans la "Bolivie profonde", chez les mineurs de Potosi, on sent que la référence est plus politique.

chapeau

CHOLITA : En Bolivie, c'est une dame des classes populaires, souvent une indienne donc, vêtue du costume traditionnel avec plusieurs jupons et jupes empilées et le non-moins traditionnel chapeau-melon. Elle porte aussi de longues tresses toujours très brunes mais qui s'achètent au marché pour celles dont la chevelure donne des signes de faiblesse ! Les cholitas ont des emplois à l'intérieur des maisons, des hôtels, mais elles tiennent aussi souvent les tiendas, ces minuscules et innombrables épiceries de quartier, vendent sur les marchés ou dans la rue, des cigarettes à l'unité ou d'autres produits, pour éviter de sombrer totalement dans la misère. Mais elles sont souvent victimes de petits voleurs qui leurs piquent les cinq bolivianos (0,5 euro) qu'elles ont gagné dans la journée.

CLIMAT : Dans les Andes et sur l'Altiplano, plutôt déroutant. "Le jour, c'est l'été et la nuit, c'est l'hiver." On met et on enlève pulls et imperméables plusieurs fois par jour.

COCA : "¡ La hoja de coca no es droga !" La feuille sacrée des Andes.

CODE DE LA ROUTE : Ouaf ! Ouaf ! Ouaf ! Elle est bien bonne !

COLLECTIVO : Le principe est simple. À ma droite, un combi Toyota. À ma gauche, vingt-cinq personnes. On fait rentrer les unes dans l'autre. Quand c'est plein, on part. Pas cher.

COQUETTERIE : (selon une voyageuse que vous connaissez tous bien)

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     Non ! Elle n'est pas allemande !

CYBERCAFÉ : On y trouve des ¿, des ¡, des á et des ñ pas vraiment utiles au quotidien. En revanche, il faut de la patience pour bien faire tous les é, à, û, ö (heureusement rares en français), l'échec absolu étant atteint avec le charmant oe, impossible à lier.

DIGESTION : Pas toujours facile. 

ÉMOTIONS : Les peuples montagnards n'en montrent guère ! Aussi, on voit peu d'explosions de joie, mais aussi peu de colères, peu d'engueulades, au moins publiquement. Et ça fait tout drôle ! 

FLICS : Il y en a vraiment des quantités invraisemblables dans toutes les grandes villes et sur les routes. Le moindre magasin est gardé. En plus, ils sont armés, et pas avec des lance-pierres ! Aux flics "officiels" vient s'ajouter un nombre impressionnant d'agents de sécurité privés. Pas très rassurant.Ça contribue à entretenir un climat de paranoïa autour de la sécurité ici. Certes, il n'y a pas que des anges ici, mais ça tire pas, ni même ne vole pas, à chaque coin de rue. En plus, évidemment, comme la police est mal payée, elle est souvent corrompue. De toutes façons, d'après un commerçant français rencontré à La Paz, ils ne servent à rien et n'arrêtent jamais que le petit voleur du coin de la rue. Les autres, c'est une autre histoire...

FRUITS : En jus, en salade ou comme ça, c'est l'éclate totale dès le Brésil. Juste faire gaffe aux diverses crèmes qui peuvent y être rajoutées sans qu'on s'y attende.

GESTION DES STOCKS : Il est 21 heures, tu es au resto  et ton copain (ou ta copine) commande une salade composée: "Si, señor(a)". Le serveur s'éclipse. Dans les secondes qui suivent, une cholita bondit de la cuisine et sort. Trois minutes après, elle revient avec deux tomates mal planquées sous ses jupons. En fin de repas, tu te reprendrais bien une petite bière. Tu as vu sur la carte qu'ils en ont des petites et des grandes. Toi, raisonnable: "Una cerveza, una pequeña botella!" - "Si, señor," répond le serveur. Quinze secondes et la cholita, froufroutante, file vers la sortie... et revient deux minutes après de l'épicerie d'à côté avec ta bière. Ça, c'est du flux tendu !

GRINGO TRAIL : (La route des gringos) Lima-Cuzco-Puno et retour: No hay problema, amigo, c'est fléché !

INKA COLA :  À ne consommer qu'en cas de dépression grave. Par ailleurs, motif de fierté nationale au Pérou.

IMG_6846_2  LAMA : "Quand lama pas content, lui cracher !". Ça fait trois mois qu'on essaie de caser dans le blog cette réplique historique que tous ceux qui ont eu droit aux aventures de Tintin avec le biberon auront reconnue. Mais rien à faire, elle résiste... jusqu'à aujourd'hui, mille sabords !

LA PLUS BELLE MONTAGNE DU MONDE : Il y a quelques années a eu lieu à Munich un concours de beauté, arbitré par des gens autorisés, une sorte d'élection d'une Miss Monde des montagnes. Et c'est Miss Pérou qui  a gagné, en la vénérable personne de l'Alpamayo avec ses trois côtés parfaits et parfaitement émoustillants pour les alpinistes (andinistes en l'occurence) du monde entier.

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MONNAIE : Les commerçants n'en ont jamais et passent leur temps à envoyer les gosses à la boutique du voisin : "Deux de dix contre un de vingt, Don Alfredo! "

MOUSTIQUE : Bestiole qui frappe (enfin, façon de parler) là où on l'attend le moins.

¡NO TE PREOCUPES ! : No problem, my friend ! Relax !

papier PAPIER TOILETTE : Sans doute l'article le plus vendu au Pérou. Sert de mouchoir et de chiffon, en plus de sa destination initiale.

PAPAS : Les patates. Plus de trois cent variétés, quatre cent en Bolivie qui détient le record. Se consomment de préférence à tous les repas, sous toutes les formes, mélangées à du riz ou des pâtes. On en a même trouvé une, une frite pour être précis, planquée dans la mayonnaise d'un avocat garni, au milieu d'autres légumes en morceaux!

PISCO SOUR : C'est de la bombe !

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PORTEADOR : Un arriero sans mule. C'est donc lui qui porte trente kilos sur le dos.

POULET : Les boliviens l'aiment tellement qu'ils en ont fait le plat de fête de Noël, alors même qu'ils en consomment chaque jour ! Quant à Puno, grande ville péruvienne au bord du lac Titicaca, elle est la championne nationale de consommation de l'animal, écrasant la production locale de perches et de truites. Systématiquement aux hormones, parait-il, il ne se conçoit qu'avec du riz et des papas. Bon ap' !

PRÉSERVATION DE L'ENVIRONNEMENT : voir CODE DE LA ROUTE.

RESTAURANT VÉGÉTARIEN : Quand il y en a un dans le coin, faut pas le laisser passer !

SPEEDY : Speedy Gonzalez ? Non, Speedy Internet, l'ADSL local.

TOURISTES : Les autres, forcément.

TRANSPORTS COLLECTIFS : Bus publico, bus turistico, bus cama, bus semi cama, colectivo, trufi, bondi, micro, taxi colectivo, taxi seguro, radio taxi, camion... (à suivre)

VOYAGER : Ouvrir les fenêtres, faire entrer de l'air frais, respirer un bon coup.

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Posté par anniesteph à 17:40 - 6. Cadeaux de Noël - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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