histoires de voir

Chemins en Amérique du sud...et ailleurs

31 mars 2007

Une cerise sur notre gâteau

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     Vraaaoum ! Six heures d'avion pour un choc thermique.

     C'est notre grand retour au chaud. Et quel chaud ! 40° et l'humidité qui va avec. Ouf ! Heureusement, il y a aussi un peu d'eau pour se rafraîchir.

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Les fourmiliers d'Iguazu, les coatis

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     Aux Chutes d'Iguazu, nous retrouvons la forêt tropicale, c'est à dire une végétation et des sensations du début de notre voyage : des fruits, des palmiers, la chaleur, des chants d'oiseaux, des insectes, le fouillis végétal, une ambiance. Et comme nous passons une journée du côté brésilien, pour voir les chutes sous un autre angle, avec plus de recul, nous nous disons que, voilà, la boucle se boucle. Une nouvelle façon de prendre congé. La forêt après la montagne.

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     L'avion du retour partira de Buenos Aires début avril. Alors nous avons décidé de nous octroyer quelques jours au bord de l'océan, sur une plage d'Uruguay. Le "hasard" nous conduit dans un endroit d'autant plus formidable que c'est une zone protégée, qu'on n'y accède qu'en 4x4 et qu'on est hors saison. Donc, super calme garanti. Dans notre petite cabane et sur la plage, les doigts de pied en éventail, nous nous gavons de soleil et de poisson frais.

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   C'est la cerise sur notre gâteau.

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    Mais une baleine échouée sur la plage et, une nuit où nous gambadons dans l'eau, des milliers de lucioles de mer, les noctilucas, sortes d'étoiles toutes scintillantes tombées dans l'océan, viennent nous faire signe. On dirait qu'à la manière de ces liens secrets qui parcourent le monde et nous y unissent, elles viennent nous murmurer doucement que la fête est finie et que le moment de rentrer est venu !

     Alors les amis, à bientôt !

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PS : Revenez donc faire un tour sur le blog d'ici quelques temps. Il restera accessible et nous avons l'intention d'y ajouter, pour ceux que ça intéresse, une petite conclusion-bilan. Par ailleurs, on a pris près de dix mille photos pendant le voyage. On prévoit donc, dans les semaines et mois qui viennent, d'en mettre une sélection large sur un site du type Flickr, MySpace ou Picasa. On vous tiendra au courant ici même.

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11 janvier 2007

La sentinelle de pierre

    

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     Avant de quitter Salta, un monument vient nous remettre en mémoire ce qu'a été le passé récent de nombreux pays d'Amérique latine. Une oeuvre du grand poète chilien Pablo Neruda est gravée sur une pierre pour dénoncer les dictatures et les actes de barbarie qu'elles ont commis dans les années 70 et 80 en Argentine et au Chili, mais aussi en Bolivie, en Uruguay... en fait dans presque tout le continent.

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J'exige un châtiment

Pour ces morts, pour nos morts,
j'exige un châtiment.
Pour ceux qui ont tâché de sang notre patrie,
j'exige un châtiment.
Pour le bourreau par qui cette Mort est venue,
j'exige un châtiment.
Pour ceux qui ont défendu ces crimes,
j'exige un châtiment.
Je ne veux pas qu'ils me tendent leurs mains maculées de notre sang,
j'exige un châtiment.
Je ne les veux pas ambassadeurs,
ou bien tranquilles dans leurs maisons.
Je veux les voir jugés, ici et maintenant.


Pablo Neruda

(Merci Jean Luc pour la traduction !)

     Ici, en Argentine, plusieurs milliers de personnes ont purement et simplement disparu à cette époque, probablement assassinées par l'armée, la police ou les groupes paramilitaires d'extrême-droite. Aujourd'hui leurs familles demandent des comptes et des procès sont en cours.

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Curieuse ville que Mendoza !

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     On avait décidé de se faire un peu violence, nous les sauvages, nous qui fuyons souvent les villes et d'y aller pour passer un réveillon de Nouvel an plus animé que celui de Noël au milieu de la foule, des feux d'artifice, de la musique dans les rues. Danser le tango, qui sait !

     Mais à Mendoza, deuxième ville d'Argentine, à vingt heures le 31 décembre, tout ferme et chacun rentre chez soi ! Le réveillon se passe en famille, à la rigueur avec des amis. Une minorité va au restaurant. Vers minuit les jeunes sortent, font éclater quelques pétards, puis vont en discothèque. On nous a dit que c'était la coutume dans toute l'Argentine.

     Vers 22 heures nous sommes donc partis à la recherche d'un des rares restaurants ouverts... à travers une ville totalement déserte !

     Au bout d'un moment nous en avons trouvé un où semblaient avoir échoué tous les touristes de Mendoza, abasourdis par cette insolite manière de faire la fête. Du coup, l'affluence avait totalement pris au dépourvu le personnel, incapable de faire face. La confusion était donc plutôt grande !

     Mais chacun faisant contre mauvaise fortune bon coeur, et le bon (mais puissant) vin local aidant, la soirée à fini par s'enflammer pour finir au petit matin blême. Blêmes... on l'était un peu aussi !

     Mendoza n'est pas Jujuy ou Salta. D'abord, la ville et sa province sont riches, ça se voit. Le vin ? Oui. Mais aussi le tourisme ou le pétrole. Et l'accueil est moins chaleureux que dans les villes du Noroeste. Les touristes sont systématiquement canalisés par les autorités locales comme par les structures privées vers un certain type de logement, un certain type d'activité. Histoire d'améliorer la rentabilité du secteur touristique, sans doute. Pour ça, certains n'hésitent pas à faire de la rétention d'informations, voire à en donner de fausses, y compris sur le grand site touristique de la région, l'Aconcagua. Certes, Mendoza, n'a pas le monopole de ce type de comportement. On dit même qu'en France... ! Qu'un commerçant cherche à faire tourner au maximum son affaire, c'est légitime. Mais pas au prix du dénigrement, du mensonge ou en prenant ses clients potentiels pour des pions qu'on manipule. Une fois de plus, l'argent vient donc s'immiscer dans les rapports humains et les détériorer. A part quelques cas isolés, c'est la première fois que ça se produit depuis le début du voyage. Jamais à cette échelle. Ni au Pérou, ni en Bolivie, ni dans le Noroeste. Et c'est dommage, car cela va altérer le souvenir que nous garderons de la région de Mendoza.

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     On l'a déjà dit, l'Argentine est plus proche de l'Europe, la vie y est plus facile et la nourriture plus attrayante ! On s'est donc un peu lâchés ! Et comme en Bolivie la saison des pluies venait de commencer, on ne s'était plus guère approché des montagnes depuis le Salkantay et les douches qu'on y avait prises. Il est temps de s'y mettre un peu !

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     Ça tombe bien, le Chili et la Patagonie approchent et devraient nous offrir plein de possibilités de randonner dans les parcs nationaux et les massifs montagneux.

     Mais avant ça, impossible de passer sans s'arrêter pour saluer le sommet des Amériques, la "sentinelle de pierre", l'Aconcagua, 6950 mètres.

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     On passe d'abord deux ou trois jours dans le village d'Uspallata (où Jean Jacques Annaud a tourné... "Sept ans au Tibet" ! ) à se remettre en jambes et à expérimenter un nouveau type d'hébergement, qui d'ailleurs nous plaît bien et permet de faire quelques économies en faisant nous même la cuisine. Ça permet aussi de ramener quelques légumes sur notre table... A réfléchir pour la suite, car le Chili promet de ne pas être donné !

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      Nous monterons jusqu'à Confluencia, premier camp de base de l'Aconcagua et pesterons de n'avoir prévu qu'une seule journée à arpenter les flans de la montagne. A vrai dire, l'infrastructure en place nous aurait permis d'y passer deux ou trois jours, même sans avoir apporté de matériel avec nous.

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Ça, c'est un glacier !

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Confluencia

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     La ballade est magnifique, une fois de plus, au milieu de ces "cerros" aux couleurs magiques ! L'Aconcagua, pour nous, c'est un peu comme Nazca. Pas prévu au départ, mais on passe si près que ça aurait été trop bête de ne pas s'y arrêter ! Et puis, le personnel du Parc de l'Aconcagua aime son boulot et nous faisons quelques sympathiques rencontres qui nous montrent les habitants de la région sous un jour plus favorable. Comme quoi, une fois que les droits d'entrée sont réglés et qu'il n'y a plus de question d'argent en jeu....

      Quand même, le soir venu, de retour à l'hôtel, les jambes sont un peu lourdes, et on regrette un peu moins de n'avoir fait qu'un jour de marche !

       Avant  de quitter l'Argentine (provisoirement, on va y revenir, mais plus au sud, en Patagonie), on a juste le temps de goûter un mate, la boisson nationale. Au Pérou, en Bolivie, le mot "mate" veut simplement dire "infusion" et on trouve des mates de coca, de camomille, des mélanges, etc... En Argentine, le terme ne désigne qu'une seule plante, la yerba mate, un peu amère. Elle se boit avec la bombilla, sorte de pipe en métal qui fait aussi office de filtre. Le récipient, lui, est en bois ou fait dans une calebasse. Mais le mate, c'est avant tout un rituel, une façon d'être ensemble à tous les âges, dans toutes les catégories sociales.

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Cadeau aux amateurs de géologie !

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29 décembre 2006

D'un bus à l'autre

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      C'était promis-juré. Finis les voyages de nuit qui nous laissent au petit matin frais comme des serpillères ! Sans parler du dos, en mille morceaux. D'autant plus qu'en Bolivie, l'état du réseau routier et le confort des bus a baissé d'un cran, et même de deux, par rapport au Pérou. Et puis, on n'aime pas trop voyager de nuit parce qu'on ne peut pas profiter du paysage.

    Mais c'était aussi promis-juré par la demoiselle de l'agence de voyage qui nous avait renseignés, avec la compagnie "Imperador" nous aurions "un buen servicio" pour faire, de nuit, le trajet Sucre-Tarija dans le sud du pays. De toutes façons, on n'avait pas le choix : c'était la nuit où alors on en avait pour la semaine !

    Bon, on a donc vaillamment fait nos 16 heures, cette fois au milieu des paquets-cadeaux des autres voyageurs qui partaient pour Noël. Dans la nuit, petit arrêt pour descendre du bus et passer à pied un pont bringuebalant dont on n'a pas compris s'il avait été détruit par la rivière ou s'il était simplement en travaux d'amélioration.

   Au matin, on était 2000 mètres plus bas, en train de descendre encore par de grands lacets dans le paysage somptueux des "vallées". De Tarija, on pensait repartir quelques heures après vers la frontière argentine, puis continuer le lendemain vers la première grande ville, Jujuy (San Salvador de, de son vrai nom). Mais on nous a tout de suite proposé un bus qui partait... 15 minutes plus tard ! On a embarqué et roulé pendant quatre heures dans une Bolivie qui nous était inconnue, plus souriante, où les maisons sont crépies, la végétation plus dense et faite de terres agricoles manifestement plus fertiles que celles de l'Altiplano. Puis, on s'arrête. C'est la frontière : Bermejo d'un côté, Aguas Blancas de l'autre. Il faut descendre, récupérer ses bagages et passer un pont à pied. Au revoir la Bolivie !

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   Après "les formalités" (fouille des bagages), encore une heure d'attente et un autre bus nous emmène à Jujuy, où nous arrivons le soir, non sans avoir été arrêtés deux autres fois par la police qui, les deux fois, fait descendre les passagers pour une nouvelle fouille. Bonjour, l'Argentine !

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Bien le bonjour (de Jujuy), Oncle Charles !

    30 heures de bus consécutives, quelques centaines de kilomètres sinueux parcourus, mais que de changements !

    D'abord, le climat ! On joue "Amazonie, le retour !". Dans cette région d'Argentine, on n'est qu'à 1200 mètres d'altitude environ et on retrouve une végétation et des températures, qui rappellent celles de l'Amazonie. Mais en moins humide.

    Mais surtout, l'ambiance change du tout au tout. Le monde andin est derrière nous et on est littéralement dans un autre monde ! Le pays est bien plus riche, c'est évident, même si on sent que la pauvreté n'est pas absente et qu'elle n'est pas très loin. Au coin de la rue, en fait. La population est beaucoup plus souvent d'origine européenne, au point que les indiens sont une minorité. Les sourires reviennent, les visages se détendent. Les prix montent en flèche aussi ! C'est l'été et le soir, en se promenant, on va manger des glaces ou des empanadas. Dans les restos, le poulet, le riz et les papas ont enfin des concurrents ! On retrouve aussi le plaisir du vin et du café dans un pays qui, paradoxalement, n'en produit pas, à la différence du Pérou et de la Bolivie (on parle du café, parce que le vin...). Tout, soudain, devient plus facile. On se croirait presque en Europe ! D'ailleurs, Silvio, avec qui nous faisons la causette dans un terminal de bus nous raconte une boutade selon laquelle, quand les argentins passent une frontière de leur pays, ils entrent en Amérique latine !

     Mais l'Altiplano doit quand même nous manquer un peu. Aussi, notre unique journée à Jujuy sera en partie consacrée à la location d'une voiture (pas facile à deux jours de Noël !) pour visiter les environs. Et c'est parti pour cinq jours et 1500 km de puna (la steppe de l'Altiplano), de lacs, de salines, de canyons, de déserts, de cactus, de rochers aux formes hallucinantes taillées par l'érosion et surtout de collines et de montagnes qui mélangent d'invraisemblables et féériques couleurs : des verts, des rouges, des oranges, des blancs, des noirs, des marrons, le tout sur fond de ciel azur.

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     Chemin faisant, on rencontre Valeria qui nous attend en plein sur le Tropique du Capricorne !

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La puna, c'est ça !

(en dessus et en dessous)

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Ben oui, ça ressemble à Uyuni... en moins blanc !

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     Le Noroeste argentin est une magie. Une fois de plus, il faut regarder, admirer, rêver.
    Dans de la Quebrada de Humahuaca, dans celle de Cafayate ou la vallée du rio Calchaqui, plus au sud, on est écrasé de chaleur. Mais dans les églises,les plafonds et le mobilier sont en bois de cactus. Après les cathédrales surchargées d'or et d'argent de Cusco, La Paz, Sucre (ou celle que nous rencontrerons ensuite à Salta), on retrouve les mêmes sensations que dans une chapelle romane avec ses sculptures en bois toutes simples.

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     La soirée de Noël est particulièrement originale pour nous ! Elle se passe à San Antonio de las Cobres, un village au milieu de nulle part, une cité minière battue par le vent de l'Altiplano, tout droit sortie d'un album de Blueberry.

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    Nous y avons vu les indiens y venir nombreux à la messe de minuit, célébrer un dieu qui leur a été imposé par les armes il y a 500 ans. Etrange sensation !
   Notre pension, elle, une sommaire construction en adobe, était tenue par le volubile Don Catalino, était une des plus rudimentaires que nous ayons eue depuis le début du voyage. Douce nuit !

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     Un peu plus loin, à 4200 mètres d'altitude, le "train des nuages" transportait autrefois des minerais vers les ports du Chili.

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     Si on veut réaliser tout notre "programme" et aller jusqu'en Terre de Feu, faut pas traîner : Ushuaïa est quand même à 4000km ! Donc, direction Mendoza, avant l'Aconcagua et le Chili. 1200 km et vingt heures de bus. Mais là, on est comme des gamins, parce que c'est l'occasion d'essayer les luxueux bus-cama argentins dont on nous rebat les oreilles depuis des mois et ménager enfin nos vieux dos fragiles et endoloris. Donc : fauteuils en cuir totalement inclinables, on dort donc allongé comme dans un lit, sans parler du service à bord avec repas, champagne, whisky, etc... Cela dit, on s'en fiche un peu, ce qui nous ravit, ce sont les fauteuils. Un autre monde on vous dit !

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Posté par anniesteph à 01:09 - 7.Argentine - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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